LBM : quelle place pour les objets connectés ?

La Société française d’informatique de laboratoire (SFIL) a rédigé un rapport d’étude s’interrogeant sur les objets connectés et les LBM, afin d’en connaître les opportunités et les enjeux pour les biologistes.

« A l’instar des glucomètres et des lecteurs d’INR, les objets connectés commencent déjà à avoir un impact sur le marché de la biologie et force est de constater que, pour l’instant, la biologie regarde ces objets avec curiosité », révèle le rapport. C’est justement sur cette question que s’est penché le groupe de travail de la SFIL qui s’est fixé pour objectif de faire un état des lieux du marché, d’appréhender les utilisations actuelles et futures, de s’interroger sur la façon de les intégrer dans les pratiques du LBM, d’analyser les impacts pour les éditeurs et industriels, et au final, de déterminer s’ils présentent un risque ou une opportunité pour le patient, le LBM et le parcours de soins dans sa globalité.

Standard de qualité

Quelle que soit la nature des dispositifs médicaux et des dispositifs médicaux de diagnostic in vitro (DDM/DMDIV) utilisés par les professionnels de santé, le groupe de travail les considère comme des instruments utiles à la réalisation de l’examen de biologie, qui doivent par conséquent respecter les mêmes standards de qualité que tous les instruments et automates du LBM. L’utilisation de DMDIV directement en pharmacie d’officine ou dans les cabinets de médecins relève aussi de la biologie médicale et ne peuvent se faire qu’en collaboration étroite avec le LBM qui en maîtrise non seulement les aspects techniques, mais surtout les aspects de formation à l’utilisation, d’analyse et d’interprétation des résultats.

Source d’économie

D’après le groupe de travail, si « les laboratoires de biologie ont observé l’arrivée des glucomètres avec une certaine appréhension, il devient évident maintenant qu’il y aura une diversité de plus en plus importante de ce type de dispositif ». Cette diversité, rendue possible par les technologies, souhaitée par les patients qui plébiscitent ces usages, peut être une source d’économie dans un cadre contraint des dépenses de santé, et une opportunité médicale dans le parcours de soin à la condition que ces données puissent être intégrées valablement et donc après validation médicale notamment pour leur interprétation. Le biologiste ayant la maîtrise de ces technologies, est certainement le professionnel de santé le plus apte, pour relever l’enjeu de l’expertise de l’interprétation de ces données.

Pour lire l’intégralité du rapport : http://www.sfil.asso.fr/images/groupes-travail/objets-connectes/Rapport-d-etude-SFIL-Objets-Connectes.pdf