Excès de poids : près d’un Français sur deux concernés

Près d’un Français sur deux de plus âgé de 30 ans est touché par un excès de poids d’après la cohorte Constances étudiée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et la Caisse nationale de l’Assurance maladie des travailleurs salariés (Cnamts)1.

Après plusieurs années de recrutement et de recueil de données, les premières estimations de la cohorte Constances viennent d’être publiées. Elles portent en particulier sur l’obésité et le surpoids, une tendance étudiée sur 29 000 participants de 30 à 69 ans.
D’après les données de l’Inserm, près d’un Français sur deux serait en excès de poids. En effet, la prévalence du surpoids est de 41 % pour les hommes et de 25,3 % pour les femmes. L’obésité globale, définie par un Indice de masse corporelle (IMC) >30kg/m2, avoisine quant à elle les 16% tandis que l’obésité abdominale, définie par un tour de taille ≥94 cm pour les hommes et ≥80 cm pour les femmes, s’avère bien plus fréquente (41,6% pour les hommes et 48,5% pour les femmes).
Cette étude comporte également des précisions quant à la prévalence de l’obésité en fonction de l’âge, du sexe ainsi que des revenus. Au regard de ces paramètres, le Nord arrive en tête avec 25,6 % de la population touchée tandis que Paris est le département avec le plus faible pourcentage (10,7 %).

« Des collaborations européennes permettent des comparaisons internationales inédites »

La cohorte Constances est un dispositif de recherche unique en France qui a été déployé en 2012 après une phase pilote en 2009. Elle rassemble les données relatives à la santé de plus de 110 000 Français de 18 à 69 ans et devrait être étendue à 200 000 personnes. Ils ont été tirés au sort parmi des volontaires affiliés au régime général de l’Assurance maladie. Tous les cinq ans, ils sont invités à passer un examen de santé dans un des vingt-deux centres d’examen de santé de l’Assurance maladie.
Par son importance et son fonctionnement, Constances est d’un niveau comparable à celui d’autres grandes cohortes en cours de constitution en Europe. « Des collaborations européennes permettent déjà des recherches à très grande échelle et des comparaisons internationales inédites », précise en outre l’Inserm.

1 Bulletin épidémiologie hebdomadaire (BEH) de santé publique France, n°35-36 du 25 octobre 2016.